Les 23, 24 et 25 août se tenait la 17ème édition de Rock en Seine, au domaine national de Saint-Cloud. La programmation, aussi éclectique que géniale, était prometteuse. Le Point G a pu s’y rendre : on vous raconte, en trois volets, cette mémorable édition, entre artistes très attendus et révélations scéniques,

Sous un soleil parisien de plomb, le festival ouvre ses portes aux alentours de 15h. Les mille food-trucks, stands de promo et autres espaces détentes s’activent peu à peu pour accueillir les premiers festivaliers. Le temps de prendre une bière et on arrive juste à temps pour voir Balthazar. Malgré plusieurs tubes tirés de leur album Fever sorti au début de l’année, les belges peinent à enthousiasmer le public, abattu par la chaleur. La prestation du groupe est impeccable, les conditions ne sont justes pas optimales.

Pour cause de maladie, King Princess a du annuler à la dernière minute : c’est MNNQNS qui la remplace au pied levé. Le quatuor de Rouen cultive un rock novateur et a écumé les festivals d’été, juste avant la sorti de leur album, le 11 octobre. C’est donc devant la scène Cascade qu’on les retrouve. Le public, pas conquis et apathique, est décidément difficile à faire bouger en cette fin d’après-midi. Hasard de programmation, la première partie de MNNQNS, We hate you please die joue sur la scène des 4 Vents au même moment. Les quatre tout jeunes adultes déchaînent leur punk virulent et enragé en même temps que fleurissent les pogos devant eux. Le concert est physiquement et émotionnellement fort. La chanson qui donne son nom au groupe clôt le show sur un slam du chanteur, en pleurs, on ne sait dire si c’est de tristesse ou de joie. On s’éloigne du rock lorsque Jeanne Added débute son concert sur la Grande scène, un peu avant 19h. Comme promis sur les réseaux sociaux, la chanteuse est accompagnée d’un cœur mixte, en majorité composé de femmes. Frissonnant et vibrant, la nouvelle formation n’a cependant pas livré de compositions originales, s’en tenant à ses morceaux phares : Radiate, War is Coming et Mutate

 

 

20h – Sonne l’arrivée de stars des années 80 sur plusieurs scènes du festival. Tout d’abord, le guitariste et compositeur des Smiths, Johnny Marr. Fort d’un album applaudi par la critique en 2018, le chanteur a enchaîné les tubes, les siens comme ceux des Smiths. Évidemment, la grande majorité du public ayant acheté son billet pour le vendredi était venu voir un groupe et un seul : The Cure. La bande à Robert Smith mélange ses albums dans un concert aux allures de best-of. La voix du plus dark des chanteurs n’a pas prit une ride, contrairement à son visage, inévitable ravage du temps qui ne saurait entaché la légende qu’est et restera le groupe anglais. Des musiciens à leur plus haut niveau ont ravi les fans les plus mordus comme les jeunes n’ayant entendus que Lullaby ou Boys Don’t Cry.

 

Déjà considérablement inter-générationnel, le dernier groupe du vendredi n’a fait que confirmer la tendance. Kompromat, composé de Vitalic et de Rebeka Warrior a fait taper du pied aux millenials comme aux cinquantenaires. Une musique vibrante, au sens propre comme au sens figuré, doublée d’une scénographie visuelle à couper le souffle : La communion techno a opéré. À la façon de Pink Floyd à l’époque de The Wall, le public ne voit les musiciens qu’à travers un mur de lasers qui n’a rien à envier à la star du samedi, Major Lazer. La soirée du vendredi se termine sur un vrombissement de basses et de souvenirs pleins la tête. Hâte d’être demain.

 

 

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