Ce vendredi 18 octobre 2019 marque le retour en force de Lysistrata, maillon fort de la scène rock française. Après le progressif The Thread il y a deux ans, le groupe dévoile Breathe In/Out, un second album intense et direct.

Alors que j’écris ces lignes, Lysistrata s’envole pour la Nouvelle-Calédonie et le festival BlackWoodstock après avoir enflammé la scène du Transbordeur. Le trio de Saintes enchaîne depuis plusieurs années les concerts partout en France et ailleurs. Sorti sur le label bordelais Vicious Circle, l’album dont il est question a été principalement composé en parallèle de la tournée. « La frustration de ne pas avoir assez répété a été assez conséquente pour donner vie à cet album » nous raconte les trois potes d’enfance lorsqu’on les rencontre juste avant leur concert à La Messe de Minuit, le 21 septembre dernier. La pochette du disque et son flou artistique façon Xavier Dolan (influence revendiquée) ont été dessiné par Lily Bineau, copine de Ben, le batteur du groupe. « Il n’y a pas mille explications : le personnage sur la photo sort la tête de l’eau, il reprend sa respiration, ce qui entre en résonance avec le titre de l’album« . En effet, ça fait sens.

 

 

Respirez, on en a bien besoin lorsqu’on écoute Breathe In/Out pour la première fois. En effet, le second album de Lysistrata peut paraître obtus, difficile d’approche même mais quand on s’y plonge, on en ressort grandi. Une palette toujours plus large d’effets, de riffs et de mélodies se dégage de cet album décidément rock. L’album est aussi celui des émotions – de la colère à la tristesse, tout y est : du rageur et puissant Boot on a Thistle  au progressif Mourn en passant par le transitif End of the Line. Les chansons sont plus courtes que sur The Thread, une volonté d’être plus expéditif et franc. « Le prog tout le temps moi ça me fait chier » résume Théo. Le format quant à lui est bâtard : avec ses 9 titres, Breathe In/Out est trop long pour être un EP et un chouia trop court pour un album. Hors du cadre donc, pour notre plus grand plaisir. En guise d’avant-goût et espacés de plusieurs mois, les fans ont eu droit à deux extraits, Different Creatures et Mourn, celui-ci étant accompagné d’un clip autant animé et coloré qu’habité.

 

 

Côté composition, les trois amis bricolent autant en tournée que directement sur scène. En effet, ils avouent utiliser les balances pré-concert comme laboratoire d’essais musicaux, au grand désespoir des ingénieurs son qui doivent s’arracher les cheveux. En tout cas, le processus porte ses fruits : l’album est puissant, on sent que Ben, Max et Théo y ont mis leurs tripes. Bien que l’album studio soit très réussi, la scène n’est pas en reste. Chaque concert demande aux trois jeunes rockeurs une énergie folle, énergie qu’ils utilisent à 200%. Plusieurs centaines de concerts accumulés au quatre coins du monde leur ont permis d’acquérir une expérience ainsi qu’une réputation considérables. Qu’ils n’ont absolument pas volé.

 

Leur release Party se fera au Trabendo parisien le 6 novembre et il reste des places juste ici !

 

Si vous voulez plus de Lysistrata, on vous remet juste notre entretien avec le groupe sorti il y a peu.

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