L’ovni KOMPROMAT au Transbordeur pour le Wintower

Il faudrait développer tout un vocabulaire pour définir le phénomène KOMPROMAT. Le groupe aux influences berlinoises a frappé fort ce samedi au Transbordeur, avec un show qui témoigne de la qualité sans équivoque de la fusion Rebeka Warrior/Vitalic.
Oubliez les thérapies chez votre psy, le prozac et les mauvais spiritueux ; Le Point G a trouvé la solution à tous vos maux : allez voir KOMPROMAT en live. Un projet néo-post punk électro guidé par des artistes prodiges de l’original et du ténébreux. On parle ici d’une heure de set intense, hors du temps, une ode à la liberté soutenue par des lights de blanc strié, de vert et de rouge passion. Les basses ne quitteront pas votre poitrine, tout comme la voix intime de Rebeka Warrior qui aborde l’existence à travers des paroles en allemand et en français et qui détient à elle seule le pouvoir de nous pénétrer sans découvrir ses yeux couverts de lunettes teintées. Hypnotique. La foule entière communie dans la même énergie, pantins d’une musique bien ficelée. Kompromat offre des souvenirs qui n’auront, à coup sûr, jamais « le goût des cendres ». Vous rencontrerez aussi un Vitalic en forme avec sa moustache bien taillée, tapi dans l’ombre, il marque sa signature aux machines avec un son puissant. Frissons et chair de poule, le duo nous couvre d’orgasmes auditifs. Ich bin ein stein – Je suis une pierre – paroles du titre phare « Niemand » résonne sur nos tympans. Avec son refrain entêtant Niemand hört es als ich schreie – Personne ne l’entend quand je crie – on a envie de répondre « ah bon » ? Car la foule use de sa voix pour en demander encore, toujours plus. Et Kompromat ne déçoit pas. Décisif, insolent, juste, l’OVNI nous offre le firmament avec l’acide et brutale « Herztod ». Autant vous dire que sur l’échelle du plaisir, on a déjà dépassé toutes limites imaginables. Pour les connaisseurs, les cadeaux sont diluviennes avec notamment une version poignante de « la Mort sur le Dancefloor », un des premiers featuring entre Rebeka Warrior et Vitalic. Adrénaline à son comble.   Fin de la thérapie, on éteint les lumières, on crie dans le noir. On dit au revoir avec la bouche, on remercie avec les mains et les bras ouverts. On a les yeux grands ouverts d’étonnement, de joie, d’émotions. Vous n’êtes toujours pas convaincu ? Arrêtez de lire. Foncez sur Spotify, plongez dans ce gouffre de lumière que représente Kompromat. Bonne écoute.    

© Eva Duc