– Princess Thaïland – Résolument prêts à briller avec And We Shine.

À maintes reprises nous vous avons parlé d’eux, on a pu évoquer leur nom, ici et là. Mais il semble que les présentations n’ont pas été encore faites….

On connaissait Princess Thaïland, avec leur premier EP éponyme sorti en 2018. Un brin énervé, quelque peu abrasif. S’en dégageait une tension inexorable, presque ensorcelante…

Aujourd’hui, 24  avril 2020, la lumière vient se refléter sur ce précieux bijou qu’est l’album And We Shine  –  Sous les labels Luik Records (BEL) et À tant rêver du roi. Enregistré dans les Studios Barberine d’Arthur Ferrari et mixé par Julien Creus. 

 

Pour seul visuel, une couverture d’album qui prend son sens, en cohérence avec le premier EP : un visage meurtri, mais caché, et un peu de couleur cette fois-ci – Princess Thaïland semble réellement prêt à briller !

Plusieurs jours qu’on a l’album en tête. Et voilà que l’on se retrouve face à un mastodonte complexe. Les influences sont multiples, les textures surprenantes et la difficulté de pointer du doigt ce que l’on ressent. Passion, colère, fragilité, tous se mélangent et s’assemblent à la fois.

On y retrouve les chants incantatoires et mystiques d’Aniela, la fougue et la puissance de Jb (clavier et à la guitare), de Patrick (guitare), de Jean (batterie), Max (basse) et Nay (flûtes).

En clair, un groupe qui nous avait manqué, et puisqu’il n’y a que vous et moi – Je dois dire que danser sur le premier EP ne me suffisait plus. Même mes spectateurs imaginaires semblaient lassés de me voir, à trois heures du mat, crier à tue-tête sur Give It up. (Dont les bénéfices de ce gig étaient voués à la patience/compassion de mes voisins) – Ravie de constater que je vais pouvoir faire évoluer mon répertoire… pour leur plus grand bonheur.

 

 

Allant du noise, à la no-wave, en passant par du post-punk. On se rattache pourtant à cette voix mature, érosive, que l’on reconnaîtrait entre mille, et qui fait face à ces explosions sonores. Le tout forme une pépite, taillée dans le brut. Que l’on doit tenir du bout des doigts, manier avec précaution et analyser d’une ouïe fine.

« The First Time, I want it… » – Crois moi, on peut pas dire mieux !  The First Time ou une bonne introduction, pour rentrer dans ce nouveau chapitre. On joue le jeu et on s’engouffre… La batterie, puissante, contrôle le jeu et pose l’univers du groupe. Les sons sortent de parts et d’autres des profondeurs. La voix se reverbe et nous accompagne, et on prend un malin plaisir à se cogner avec elle, contre la puissance de la production, jusqu’à l’arrivé de Sonar. 

 

Les minutes avancent, et le plaisir est loin d’être coupable.

Notre visage est peut être meurtri, comme sur la pochette, mais notre coeur bat la chamade dès lors que le morceau In this Room est entamé. Puissant et aérien, d’une nostalgique indéfinissable… Il suffit d’écouter pour comprendre.

 

 

Now/Where, que l’on ne présente plus, et dont le clip est sorti il y a 6 mois épouse l’univers mystique de la musique.

S’ensuit, We Shine : sous l’impulsion des guitares, semble éclore un bourdonnement. Et on se lance à corps perdu dans du post-punk. On s’enfonce avec Night After Day, pour terminer avec Into Her Skin. – On préfère vous laissez là, haletant, vous faire votre propre opinion.. 

Et nous brillons (And We Shine) – ces mots font désormais sens. Notre Princess Thaïland, est clairement prête à briller. Tiare posée sur la tête, elle nous ouvre les portes de son royaume où l’on s’engouffre, avec confiance.

Il ne nous reste plus qu’à attendre avec impatience les prochaines dates de leurs tournées…