Le doux punk de Gurr !

Rien de mieux qu’une soirée père/fille devant les Tracks d’Arte pour (re)découvrir ce qu’il se fait de mieux en matière de musique. Ce soir là : Gurr passait à la télé.

Connues sur la scène underground berlinoise, elles apparaissent comme les nouvelles punkettes allemandes. Gurr – c’est une heureuse rencontre entre Andreya Casablanca et Laura Lee, deux jeunes aventurières aux univers bien barrés. Lors d’une interview elles expliquent : « Gurr c’est un peu le bruit que font les pigeons ».

Le duo joue les rebelles, revendique une composition uniquement féminine et assume une musique punk, garage, aux accents mélancoliques.

 

 

Pendant près de 4 ans, le groupe cherche, voyage, publie quelques morceaux, jusqu’en  octobre 2016 où sort leur premier album,  In My Head,  sur le label allemand Duchess Box Record. De ses 11 titres, il se détache de la masse, le groupe a son propre son de guitare, ses rythmes mais surtout ses voix bien reconnaissables, le tout formant un ton assez continue. L’album débute sur le titre Breathless, le public est prévenu, ca va crier et jouer fort. Mais ce n’est pas aussi simple que ca. Lorsqu’on essaye de les caser dans un style, le duo ne sait quoi répondre : c’est un album bien paradoxal que nous offre le groupe. Alternant entre chansons dérisoires, agitées – Computer Love –  et chansons mélodieuses – Walnuss – , le groupe floute les frontières du style musical.

 

 

Souvent même, ces deux aspects se retrouvent au sein d’un même morceau, alliant un rythme excité à une douce mélodie. Autre paradoxe : l’opposition entre des textes poétiques pas toujours joyeux et une instrumentation garage-punk affirmée. Bref, quoi de plus plaisant que du punk allemand mélancolique et féminin ?

Le groupe n’est passé que deux fois en France, et seulement à Paris, pourtant ce ne sont pas les dates qui manquent, mais elles préfèrent l’Angleterre, leur prochain concert : Londres le 29 novembre.

 

Vous pouvez retrouver les actualités de Gurr sur Facebook ou bien via le site.

 

Crédit photo: Bethan Miller