La Messe de Minuit, votre nouveau rendez-vous de la rentrée !

Les vacances se terminent, votre bronzage perd de sa couleur, le goût du Spritz dans votre bouche n’est plus qu’un lointain souvenir. Vous troquez désormais le sable chaud contre ces parvis de béton gluant, et vous (re)découvrez les performances de votre odorat (perdu à cause du trop de clopes fumés pendant lesdites vacances) dans le métro.

Bienvenue chez vous ! Vous voilà reparti pour une année pleine de saveurs et de volupté. Votre seul réconfort ? Faire bouffer à tout le monde la playlist intitulée « Apéro et Pastaga 2k19 » (ou pour les moins originaux « Vacances 2019 ») que vous avez créé à Noirmoutier et qui vous rappellent ces beaux jours, quand vous étiez en train de vous la couler douce, à attendre que le soleil fasse suinter votre peau. Vous saper le moral n’est pas notre genre, voyons…

Justement, pour palier à votre chagrin et faire durer un peu plus votre été, nous avons décidé de vous parler de votre nouveau rendez-vous lyonnais. Un peu moins de trente jours, et seulement quelques semaines pour troquer les claquettes contre vos bonnes vieilles Docs si lâchement restées au placard cet été. Quelques semaines pour amasser le maximum de flouz dépensé en Spritz sur la plage de Noirmoutier, afin de prendre votre ticket d’entrée, direction La Messe de Minuit.

 

Alors non, soyez rassuré.e.s, ce n’est ni un festival à consonance satanique, ni même un rite de passage pour entrer dans une congrégation sectaire. Si vous n’en avez pas entendu parler, c’est que tout bonnement vous étiez vraiment… à l’ouest.

Une « célébration du rock sans filet », c’est ce que nous offre sur un plateau la Messe de Minuit, et ce, pendant trois nuits – Les 19, 20 et 21 Septembre 2019. Organisée sous l’égide de l’agence de production et de diffusion Cold Fame, cette 1ère édition se veut être 100% rock, à l’effigie des précédents évènements mensuels – Les Messes– qui ont ponctué vos soirées et où vous avez pu découvrir DTSQ, Crocodiles, Left Lane Cruiser, Hubert Lenoir, De Staat etc. En résumé, du rock. Plus ou moins acéré, plus ou moins bourrin, plus ou moins percutant…

La Messe de Minuit vient donc supplanter le décor, et vous apporte une très bonne vision de ce qu’ont été ces évènements récurrents dans votre agenda. Alors pourquoi refuser ?

Trois jours qui officieront dans différentes salles lyonnaises – à savoir l’Épicerie Moderne, le Périscope, et le Transbordeur – et qui laisseront place à un décor sans fioritures, ni artifices, et où le live est le principal atout. Comme Jean-Noël Scherrer (Président de Cold Fame, chanteur de Last Train) et Timothée Gerard (initateur de ce festival et bassiste de Last Train) ont pu en témoigner lors de notre dernière rencontre, la volonté première est de « voir des groupes qui jouent en live … des artistes français et internationaux qui représentent bien la scène rock d’aujourd’hui ».

Vous l’aurez compris, l’objectif n’est pas de vous en mettre de la poudre aux yeux mais plutôt de vous faire revenir à l’élément le plus essentiel dans un concert : ressentir des émotions par une musique pure, avec des groupes qui ne souhaitent qu’une chose, vous satisfaire et vous transmettre ce qu’ ils ressentent, eux, sur scène.

Avec un nom comme ça, La Messe de Minuit peut se targuer d’avoir une programmation qui est de l’ordre du divin (on avait envie de placer surnaturel, peut-être un peu too much, non ?). Quelle fut notre surprise que de découvrir au compte-gouttes des formations provenant de tous les horizons et de tous les styles que le rock a à nous offrir.

 

Voici donc un bref debrief de ce qui vous attend, vous chanceux :

En effet, c’est au profit de Last Train et de l’avènement de leur nouvel album The Big Picture (qui sortira le vendredi 13 Septembre), ainsi que du trio psychédélique Night Beats que débutera la première soirée à l’Épicerie Moderne. De quoi mettre l’eau à la bouche…

On ne présente plus Last Train, groupe alsacien, implanté à Lyon depuis quelques années maintenant. Après avoir écumé plus de 350 salles de concerts avec de la sortie de leur précédent album Weathering (2017), et une année transitoire pour préparer ce deuxième album, ils n’ont cessé de nous teaser tout l’été avec la sortie de The Idea of Someone et Disappointed. Sans parler du fait, qu’ils sont également à l’initiative de ce festival mais également les piliers de Cold Fame. (mais ça vous le savez déjà ? Si non, vous pouvez toujours lire notre interview de Last Train).

 

 

Ne restons pas plus objectifs avec les Night Beats. Ce groupe américain qui semble avoir atterri en 2019 par erreur – encore une fois pour notre plus grand plaisir – une rencontre entre The Growlers, The Spyrals, les Black Lips… Des influences r&b psychés qui les tirent vers le haut et leur permettent de sortir leur cinquième album Myth of a Man, concocté aux petits oignons et produit par Dan Auerbach (The Black Keys).

 

 

Le lendemain, le second round s’opère au Périscope. Une importation anglaise avec les Bad Nerves et nos amis d’Amiens, Structures. Une rencontre amicale, sur le terrain neutre du Périscope, avant que ne s’opère réellement les hostilités du Brexit !

On fait bien face à un second round avec Bad Nerves, qui très clairement, nous met deux droites, sans avoir rien demandé. C’est fort, c’est dur et subtilement nerveux. (en même temps, tout est dans le titre…). Un concentré punk très succinct, qui a le temps de te retourner le cerveau en moins de deux. Joindre l’utile à l’agréable semble être le fer de lance de nos amis britanniques.

 

 

Long Life to the Structures ! Qui semblent avoir vécu leurs meilleures vies dans les années 80. On revient donc quelques décennies en arrière pour retrouver une vague post-punk qui te propulse dans un univers « nerveusement mélancolique ». Une voix directive, presque autoritaire qui t’invite progressivement au lâché prise.

 

 

Évidemment, vous ne resterez pas sur votre fin avec ce troisième lever de rideau. Le Transbordeur accueillera, toujours entre deux eurostars, Fat White Family et Yak, ainsi que des groupes français et pas des moindres, les Psychotic Monks, Lysistrata, Décibelles et nos Bonnie & Clyde tricolore, Bandit Bandit.

Laissons place à The Fat White Family. Trois ans après le succès dithyrambique de leur album Song for our mothers (2016), ils reviennent encore plus engagés avec Serfs up ! Un album magnifié par des lignes de guitare aussi bien acérées que les textes qui y sont chantés. Une révolution pop, légèrement ombragée par l’inspiration qui s’en dégage : notre société et l’industrie actuelle.

 

 

Yak, qui revient lancinant avec Poursuit of the Momentary Hapiness. – Probablement le plus gros coup de cœur de la rédac. – Accessoirement signé chez Third Man Records, le label de Jack White (Qui ça ?) et côtoyant aussi bien The Last Shadow Puppets que Kevin Parker (Tame Impala), Yak a réussi à se faire une place de choix dans la sphère du rock actuelle. Difficile de détrôner l’indétrônable, surtout avec cette superbe pépite qu’est leur album. Un doux mélange surprenant, orchestré à la perfection !

NB: Bon, par faute d’objectivité, on vous laissera faire votre propre opinion et nous décrire cette merveille.

 

 

Vient le tour des Psychotic Monks, un quatuor parisien qui s’accorde plutôt bien dans le décor de La Messe de Minuit ! Une fureur, un bouillonnement à la limite même de l’incantation que l’on retrouve aussi bien sur scène que dans leur dernier album Private Meaning First. Un style psychédélique qui avoisine le grunge, le garage et le noise.. On perd la tête, pour la bonne cause, et on se laisse (avec consentement) guider par des aspirations divines….

 

 

Lysistrata, que l’on ne présente plus et qui viendra probablement nous narguer, en attendant la sortie de leur album, le 18 octobre prochain. En attendant, on se contente fièrement de The Thread (2017) – qui n’est pas pour nous déplaire – Ce trio s’est imposé dans le paysage rock français avec une musique énergique, furieuse qui t’amène au climax en l’espace de quelques minutes. Une puissance et une technicité qui peuvent en surprendre plus d’un, au vu de la moyenne d’âge du groupe (soit environ 20 ans).

 

 

Décibelles, qui dernièrement nous a prouvé que Manger son ex pouvait être la meilleure des solutions pour ne plus entendre parler de lui/elle (The best way of life). On scande la féminité, et pas que ! Notamment avec ce dernier album intitulé Rock Français (on ne pouvait pas tomber mieux). Ces deux amies lyonnaises nous prouvent que le rock n’est pas qu’une histoire de testostérone et qu’aimer son clito pouvait aussi parfois permettre de créer une musique plutôt cool. Mais Décibelles ne se réduit pas au simple fait que la formation compte deux musiciennes, ce serait desservir tout la vitalité et la rage qu’elles mettent au service de leur musique.

 

 

S’ensuit Bandit Bandit, une « sorte de Bonnie and Clyde ténébreux et frontal », on ne pouvait pas mieux désigner ce duo amis/amants/aimants où les maux sont aussi importants que les mots. C’est passionnel, sensuel, frappant. Il a suffi d’un seul single (Maux) pour nous faire chavirer, et pourtant, on n’est pas simple à amadouer.

 

 

Voilà, tout est dit. La programmation en main, les dates dans votre agenda. Il est temps de prendre une place (Juste ici ou ) pour vous et pour votre +1, car ces trois nuits vont probablement être surprenantes. Peut-être même torrides, bouillantes, à la limite du caniculaire.

Mais bon, on vous avait prévenu que l’été ne serait pas fini….

Tendrement vôtre.