Pour Dead Horse One « The West is the Best »

Renouveau et nostalgie du Shoegaze, le groupe Dead Horse One sort de l’ombre avec un premier album  Without Love we Perish en 2014 puis un deuxième en 2016 Season of Mist. Le groupe à cette fois ci clôturer l’année 2019 avec leur troisième album – The West is the Best.

Analyse.

Ses 4 musiciens exposent leurs univers dès les premiers morceaux et nous font vibrer pour un moment musicale rafraîchissant. Olivier Debard nous berce avec sa voix, accompagné de Ludovic Naud à la basse et à la voix, Ivan Tziboulsky à la guitare et au clavier et Antoine Pinet pour une partie de batterie douce mais affirmée. C’est après trois ans d’attente que nous les retrouvons avec ce nouvel album qui s’affirme dans un style plus paisible que leurs deux précédents. Puriste ou que tu sois, saches que le rock est toujours présent.

Cet album de 9 titres qui nous est proposé est une petite échappée de 32 minutes. Le groupe rassemble le travail de productions de leurs deux premiers albums avec John Loring et Mark Gardener (du groupe Britannique Ride).

 

Dès la première écoute de « The West Is The Best » nous sommes plongés dans le monde énigmatique du Shoegaze. L’album commence avec le titre « Echo Street » qui montre le parti pris par le groupe, construit avec des voix en polyphonie et une instrumentalisation claire qui joue son rôle à merveille dans un rock paisible.S’ensuit, dans la continuité dans leur travail, le titre « Saudade » qui fait appel à la voix féminine de Rorika Loring qui amène, pour ce morceau, un petit vent de nouveauté bien agréable. Le reste de l’album enchaîne des titres comme « Olifnt » où nous pouvons nous retrouver à effectuer quelques pas virulents et d’autres telsque « Swallow » plus calme et planants. On termine l’album avec le morceau « My Pain », dernier et plus long morceau de l’album, qui associe les guitares électriques et acoustiques. Chaque instrument est posé sur une voix, le tout en note étirées permettant l’allongement de l’harmonie. Le morceau est accentué par l’ajout d’instruments comme la flûte, une touche de nouveauté nous laissant sur une fin magique : petite claque de 5 minutes. Un album rempli de sons d’une beauté sombre que l’on se retrouve à écouter en regardant par la fenêtre avec une certaine nostalgie des années passées. C’est un véritable hymne au Shoegaze des années90.

 

Un petit coup d’œil sur les quelques clips de « The West Is The Best » amplifie à merveille le ressenti produit par la musique. Celui de « Falling » me reste en mémoire, construit avec une immense créativité. Ce troisième album est un aboutissement de leur travail effectué sur les deux précédents, musicalement mais aussi dans l’affirmation de leur groupe. Un style en pleine disparition qu’il est bon de retrouver. Nous ne pouvons que nous hâter pour la suite. Car lorsque la musique nous transporte, il nous faut aussi savoir la savourer. En espérant voir quelques dates de concerts sur Lyon !

Un texte signée Jeanne Disko –